Samedi 6 avril 2019 : St Louis de Montferrand

Les fleurs sont nettement moins nombreuses que dans le libournais. Mais nous avons tout de même vu quelques espèces inconnues et d’autres que nous rencontrons rarement.

Les Pétasites hybridus étaient hélas fanés. Contrairement à Petasites pyrenaicus, les feuilles de Petasites hybridus n’apparaissent qu’à la fin de la floraison.  Son nom vernaculaire de chapelière ou chapeau du diable fait référence à ses feuilles géantes arrondies en forme de grands chapeaux pouvant dépasser dans certains endroits 50 centimètres. Son nom vient du grec petasos, le pétase, chapeau rond de feutre ou de paille, à bord large, souple et plat dont se coiffaient principalement les voyageurs grecs

Nous découvrons le Thlaspi alliaceum à la discrète odeur d’ail et dont la tige s'allonge considérablement au cours de la fructification.

 Puis une très belle station de  Ranunculus sceleratus, renoncule scélérate ou renoncule à feuilles de céleri.
Ses feuilles sont un peu épaisses, luisantes et revëtent deux formes : celles de la base réniformes profondément découpées en trois lobes, les caulinaires sessiles, triséquées, à segments lancéolés et étroits.
Elle affectionne tout particulièrement les eaux riches en matière organique animale : les mares, les fossés, les rigoles où se déversent purins, lisiers...

Au Moyen Âge, elle était plus connue sous le sobriquet de «Céleri du rire». Toxique, son ingestion peut provoquer des troubles neurologiques, cardiaques, respiratoires ou digestifs chez le bétail. Chez l'homme, elle provoque une contraction de la bouche et des joues, imposant un sourire forcé au malheureux qu'elle empoisonne. Cette plante, très vénéneuse, provoque par la contraction des muscles de la face une sorte de rire qui l'a fait nommer Herbe sardonique. Son composé toxique, la ranunculine peut parfois entraîner de graves problèmes de peau. Selon la légende, les mendiants se frottaient le visage avec cette plante pour exhiber des blessures et susciter la pitié.